Étape 2 :  18kms, dénivelé +650m

Deuxième journée de rando, mais premier réveil sous la tente pour nous deux. La nuit a été plutôt bonne, quelques gouttes sont tombées en fin de soirée mais rien de bien méchant.

On savoure notre premier démontage de tente et rangement des affaires avant de se restaurer avec le granny maison de Monsieur. C’est une recette pour obtenir des barres de céréales, très riches, qui permettent de tenir quelques heures de marche facilement.

Puis après avoir tout rangé, nous allons chercher Sipora, première petite angoisse. Il y a de nombreux ânes dans l’enclos, dont des ânes de la même couleur. Il ne faut pas se planter…

On arrive à la reconnaître grâce à notre intuition mais aussi à une petite cicatrice repéré la veille sur son encolure.

On l’harnache correctement et on commence notre deuxième journée. Ah non … Sipora ne veut pas avancer tant qu’Anthony n’a pas trouvé sa casquette dans son sac de rando. Il me dit : « Allez y, je vais vous rattraper », sauf que Sipora ne veut pas bouger, j’ai beau tirer sur la longe, impossible (photo à l’appui).

Donc une fois qu’il sera arrivée à notre hauteur, Madame Sipora se remettra en route. On se pose des questions:  « Est elle déjà attachée à nous, enfin plutôt à lui, dans ce cas précis ? »

Le début de la journée est une belle ascension jusqu’au plateau qui surplombe le Pont de Montvert. 

Puis on redescendra tranquillement, pour emprunter un bout de route avant de revoir la couleur du chemin. A ce moment là , on croise un groupe de randonneurs, eux aussi avec un âne. Il s’agit d’un couple de grands parents avec leur 2 petits enfants. On discute, il nous conseille d’aller nous baigner sous le pont en contrebas.

On hésitera pas 2 secondes, après la belle montée du matin, ça fait du bien de tremper les gambettes, même si l’eau est glacée, difficile de se baigner donc. Pendant notre pause, Sipora mange sans arrêt, pour elle aussi c’est le break. Et il y en avait besoin, car la suite de la journée s’avère difficile.

A partir du moment ou tu reprend le chemin, ce n’est plus qu’une longue, très longue ascension qui débute. Avec des phases de montées plutôt tranquilles et de véritables murs bien costauds, sous de la caillasse parfois, pour rajouter du plaisir.

On pique-niquera quasi au sommet, en pensant que c’était la fin de l’ascension, mais il restait encore quelques kilomètres avant d’observer les cairns sur le plateau et de redescendre en contre-bas vers Mijavols.

C’est certainement, la journée la plus fatigante pour moi, il faisait chaud, très chaud et même si la montée était souvent abritée, je dois avouer que le soir j’étais K.O.

Arrivée à Mijavols, on trouve facilement le gîte, c’est un hameau ou seuls 5 habitants vivent à l’année.

On relâche Sipora dans l’enclos, elle en profitera pour se rouler dans le pré pendant de longues minutes.

Ici c’est Martine et son mari qui tiennent cette vielle maison en pierre. L’accueil se fait sans eux, un panneau vous expliquant comment vous installer, en gros chacun choisi son lit. Et à 18:30, Martine est venue nous informer que le repas était servi à 19h30 tapante.

Oui, il est vrai que c’est rustique, aussi bien pour la maison que pour la proprio mais c’est ce qui fait aussi le charme de ces endroits perdus dans la pampa.

Le repas avec les autres convives est copieux et bon (terrine maison, tomates du jardin et saucisse à la châtaigne…). On y retrouvera d’ailleurs, nos amis avec leur âne « Cajou », croisés le matin même.

Concernant la nuitée, ici il n’est pas possible de planter la tente, alors ce sera dortoir pour tout le monde.

J’avoue ne pas avoir bien dormi, il faisait vraiment très chaud dans cette maison, mais ici le moins qu’on puisse dire c’est qu’on décroche. L’ambiance est très reposante. Attention tout de même aux puces de lit. On a forcément chopper les bestioles ici, puisque le reste du temps nous dormions en tente.